Sommaire du N° 180
L’Araire prend soin depuis toujours de ménager les étapes chronologiques, commençant dans le passé le plus reculé pour approcher par étapes de notre époque. Ici, il faudra que le lecteur patiente dans sa lecture pour accéder, en fin de revue, à la présentation du sentier aménagé pour la visite de l’aqueduc de l’Yzeron. Cet aqueduc, qui relie le haut bassin de l’Yzeron à des vestiges d’ouvrages hydrauliques exceptionnels, pour ne citer que les Tourillons de Craponne, offre une occasion de promenade sur le versant ensoleillé de la haute vallée, du village jusqu’au hameau de la Milonière. Les différents panneaux explicatifs installés sous l’égide de notre association mettent en lumière les travaux effectués dans nos collines, il y a deux millénaires, pour alimenter en eau la ville de Lugdunum.
Revenons maintenant aux premières pages. Du Moyen-âge à l’aube des temps modernes, un « rite » particulier, propre à nos régions, nous a laissé de beaux documents joliment illustrés. Il s’agit des « chartes de mariages », dont quelques exemples sont représentés et commentés ici, provenant de collections particulières.
Suit, toujours dans l’ordre des temps, l’étude d’un document étonnant de l’an 1734, provenant de Courzieu, qui n’est pas un testament, mais l’inventaire détaillé, sur plusieurs feuillets, des biens meubles d’un noble ecclésiastique décédé. Différents aspects du mobilier, des objets du ménage, de la vie et du cadre de vie d’un seigneur de Courzieu au temps de Louis XV y sont évoqués. La dépendance de Courzieu de l’abbaye de Savigny en est aussi un aspect intéressant.
Arrivons au XIXe siècle. Un conte thurinois, recueilli dans ses débuts par L’Araire, évoqué récemment dans un article concernant le chanvre, le « Faucheur de Laval », est reproduit, traduit et commenté. Il abonde en détails concernant la vie et la langue locales, et ses aspects fantastiques, voire diaboliques, permettent de le mettre en relation avec le folklore français, européen et même mondial. La tradition orale, permettant d’un côté de découvrir en profondeur le pays, ouvre aussi sur la culture universelle.
Pour finir, une série d’articles de presse, « glanes de presse », nous entraîne dans une excursion divertissante du côté du le village de Messimy en un temps reculé – 1876 –, vers une série de procès à la Perrin Dandin au même lieu, et enfin sur la piste d’un drapeau disparu, d’importance historique, dont nous ne parlerons pas davantage ici, et qu’un lecteur découvrira peut-être un jour... Il nous communiquera alors ses découvertes, espérons-le !
Résumés des articles de la revue
Les chartes du mariage
Par A. HERNOUD
Les chartes de mariage, documents précieux et richement ornés, sont d’usage entre le XVe siècle et le XVIIe siècle en Lyonnais. L’article d’André Hernoud décrit les chartes elle-mêmes et leur utilisation dans la cérémonie du mariage. Des collections privées ainsi que les Hospices Civils, les recueillant avec les orphelins, en détiennent un grand nombre.
Expertise de la « dépouille » de Messire Alexandre d’Albon
Par C. LONGRE
Claude Longre nous détaille comment, à la suite du décès du prieur de Courzieu - Alexandre d’Albon - l’abbé de Savigny, dont dépend ce prieuré, demande une estimation des biens du défunt. Cette estimation est éclairante à différents points de vue : vie d’un noble ecclésiastiques du XVIIIe siècle, mobilier, logement, vêtements, ressources, vie agricole, dîmes, évaluation de la fortune du seigneur...
Le faucheur de Laval
Par C. LONGRE
Un conte en patois de Thurins, publié dans L’Araire à ses débuts, relate le fauchage d’un pré et d’une chènevière par un « faucheur prodigieux », embauché par un propriétaire handicapé par une blessure. Claud Longre nous présente ici une analyse de la langue, du vocabulaire, de la forme du conte, complétée par l’étude du conte dans l’ensemble des contes traditionnels et suivie d’un essai d’interprétation.
Messimy Glanes de presse
Par V. DEGORGUE
Victor Degorgue nous rapporte trois « glanes de presse », écrites sur un ton enjoué, concernant la vie à Messimy vers la fin du XIXe siècle. Une excursion donne indirectement des indications précieuses sur la vie du village à l’époque. Un procès décrit sur le mode comique et une énigme historique, que le lecteur est invité à résoudre complètent l’article.
Sentier découverte sur l’aqueduc romain de l’Yzeron
Par H. BOUGNOL
Henri Bougnol nous fait part de l’action entreprise par notre association en partenariat avec la Communauté de Communes des Vallons du Lyonnais du balisage et de la création de panneaux explicatifs concernant le parcours de l’aqueduc romain de l’Yzeron depuis le village d’Yzeron jusqu’au hameau de la Milonière.
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