Sommaire du N° 174
Si certains numéros de notre revue développent, pour le plus grand plaisir des connaisseurs, voire des érudits, des points d’histoire ou de culture déjà connus dans leurs grandes lignes – il n’est besoin que de citer notre dernier numéro concernant l’évolution de l’agriculture -, il en est d’autres, plus discret, dont le rôle consiste par maints côtés à lutter contre l’oubli qui pèse ou menace de peser sur tel objet, tel lieu, tel évènement, ou encore sur telle personnalité qui devrait jouir d’une célébrité bien méritée.
Nous commençons par une invitation souriante à entreprendre soi-même des recherches dans des archives a priori illisibles ou peu lisibles, actes ou textes manuscrits de plusieurs siècles, qui ne devraient pas rebuter leur lecteur, pour peu qu’il participe à une formation semblable à celle qu’évoque l’auteur. C’est ainsi que peut naître la vocation de chercheur !
L’évènement, c’est 1834, la « seconde » révolte des tisseurs de Lyon, qui reste étrangement à l’ombre de celle de 1831, bien plus connue, alors que la répression menée par l’armée de Louis-Philippe s’étendit, bien au-delà de la ville, sur les campagnes du Pays Lyonnais. L’article rend justice à des hommes, dont, bien souvent, on ne connaît que ce qui ressort des rapports de la police ou des tribunaux.
Bien différent, le second article traite de l’énigmes qui se pose aux gens qui longent la route allant du Pont-Rompu à Saint-Martin-de-Cornas : une pyramide portant une inscription en partie effacée. L’auteur, dans ses recherches, nous emmène bien loin de là, en Champagne, pour revenir à notre point de départ… Mais nous vous laissons le plaisir du voyage et de la découverte.
Les trains du Pays Lyonnais ont disparu, mais non les souvenirs nostalgiques des trajets, des voyageurs et de l’ambiance qui y régnait. Mais ce n’est là qu’une partie de ce qui reste enfoui ! A la Chapitelle, par exemple, on peut se demander où est passé le pont de la ligne qui menait de Saint-Just à Mornant. Là aussi, l’auteur nous fournira toutes les indications pour résoudre cette énigme.
Et surtout, voici Marie Bloch, une grande dame lyonnaise de la science astronomique, qui a mené ses recherches sa vie durant à l’observatoire de Saint-Genis-Laval (dont L’Araire a eu récemment le plaisir de relater l’histoire des origines, dans son numéro 169 de juin 2012). Guidée vers sa vocation par des professeurs qui pressentaient sa valeur, elle a suivi et devancé l’évolution de l’astronomie et traversé avec courage les aléas de l’histoire de son temps. Nous sommes fiers, disons-le, de publier la biographie de cette scientifique remarquable !
Résumés des articles de la revue
Initiation à la paléographie
Par D. PUGEAT
Daniel Pugeat présente un hommage d’un élève au maître, d’un « étudiant » en paléographie, à un chercheur de L’Araire, Jacques Rivoire, qui s’est formé lui-même en prospectant les archives, l’article présente la paléographie comme un jeu à la fois passionnant et émouvant, qui fait découvrir aussi de nombreux éléments du passé. Une belle invitation à se joindre à cette découverte.
Évènements d’avril 1834
Par A. POSSETY
Alors que le soulèvement des Canuts lyonnais fait l’objet de célébrations régulières, celui de 1834, dirigé contre l’interdiction des associations, écrasé par les armées royales, suivi de procès importants, ne semble laisser que peu de souvenirs. L’article relate les poursuites intentées contre des insurgés de la campagne environnante ou qui s’y sont réfugiés.
La Pyramide de Saint-Martin-de-Cornas
Par V. DEGORGUE
A une intersection sur la commune de Saint-Andéol-le-Château, une pyramide porte la citation tronquée d’une lettre écrite au « Camp de Châlons ». Les recherches faites sur les pyramides de Châlons et de Saint-Andéol montrent l’effort mené au temps de Napoléon III pour améliorer les chemins vicinaux. Celles de Châlons-sur-Marne ayant disparu, la pyramide de Saint-Andéol représente le seul vestige de cette campagne.
Qu’est devenu le pont de la Chapitelle ?
Par J. RIVOIRE
La construction de la voie ferrée de Lyon à Mornant a nécessité la réalisation de nombreux ouvrages d’art, qui ont souvent disparu après sa fermeture. L’article et ses illustrations évoquent viaducs, ponts et tranchées dans la traversée de Soucieu-en-Jarrest. « Depuis 200 ans, les transformations du paysage se sont multipliées avec l’arrivée des chemins de fer.
Nostalgie : souvenirs du petit train
Par F. PRESLE
Ce texte écrit il y a une trentaine d’années par François PRESLE évoque les voyages avec le train de Vaugneray le dimanche et l’atmosphère joyeuse qui y régnait. L’auteur regrette la disparition de ce train, qui « aurait certainement été sauvé » si on l’avait conservé encore une dizaine d’années
Marie Bloch astronome à l'Observatoire de Lyon
Par G. ADAM
Histoire et petites histoires croisées...
Gilles ADAM est astrophysicien et astronome à l’Observatoire de Lyon. L’auteur relate la carrière d’une femme passionnée d’astronomie. Dirigée par son professeur de mathématiques vers la recherche astronomique, elle fut une chercheuse infatigable, surmontant le « handicap » de son sexe, traversant l’évolution de l’état ancien de l’astronomie vers la recherche d’aujourd’hui. Une personnalité hors du commun qui doit être reconnue et saluée.
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