Revue de l'Araire - N°149 juin 2007

Sommaire du N° 149

L’historien Bruno Chabanas expose dans le présent numéro la seconde partie de l’histoire de la Révolution à Mornant avec ses différentes phases – Terreur, répression, retour au calme, Directoire – qui, à l’échelle de Mornant, reflètent l’histoire nationale de cette époque décisive. Le cadre familier du village, l’évocation de patronymes qui existent encore aujourd’hui et bien d’autres détails animent ces pages d’histoire. L’auteur décrit le déroulement particulier de la Révolution dans notre région lyonnaise. La position de Lyon vis-à-vis de la Convention ne pouvait qu’influencer les petites communautés environnantes comme celle de Mornant. « L’attitude des Mornantais pendant la Révolution a (…) été assez proche de celle des Lyonnais : ni trop à droite – on réclame un curé constitutionnel et on poursuit celui qui a émigré -, ni trop à gauche – les violences de la Terreur rouge sont insupportables », conclut l’auteur, qui nous fournit ainsi une étude précieuse et argumentée pour comprendre la culture politique traditionnelle de la région. Les grandes pages de l’histoire de Lyon sous la Révolution, la chronique du siège, de la répression et de la destruction programmée sont connues du public. Mais vues de l’extérieur immédiat, elles prennent un relief, une couleur particulière qui sont d’un grand intérêt : accoutumés à assister au combat des géants que se livrent la Convention et la ville de Lyon, nous pourrions peut-être oublier qu’à la fin du XVIIIe siècle, l’immense majorité des Français vit à la campagne et dans les petites agglomérations. Et grâce à cet exposé, nous apprécions la dimension nationale des mouvements révolutionnaires dans le monde rural, liés à ce qui se passe à Paris et à Lyon, mais animés de leur propre enthousiasme, de leurs propres passions et de leurs propres idéaux.

Dans le prolongement de cet article, Victor Degorgue présente un document mornantais qui illustre les mesures prises par la Convention pour taxer le prix des denrées, et André Hernoud nous fournit des éléments concernant le calendrier révolutionnaire, ses principes, ses faiblesses – pensez donc, un jour de repos au bout de 9 jours au lieu de 6 ! -, et souligne aussi la poésie de ses noms saisonniers et de ses « saints », remplacés par des termes évoquant l’agriculture traditionnelle, qui ne peuvent que plaire à notre revue L’Araire ! Le lecteur trouvera aussi un exemple de correspondance avec le calendrier grégorien, bien vite rétabli au bout de quelques années.

Enfin, dans trois brefs articles, trois faits divers nous ramènent un peu en arrière dans le même siècle. L’un concerne l’héritage d’un curé de campagne, et les deux autres ont comme décor la commune de Bessenay où, en ce temps-là, le vin coule à flots (n’oublions pas – L’Araire en a fait été grâce aux articles de Marie-Thérèse Lorcin – que ce village avait été, quelques siècles auparavant, l’un des principaux pourvoyeurs de vin des Lyonnais). Bref, à Bessenay, lieu de libations, une rixe éclate dans une auberge, les habitants pris de boisson sonnent les cloches avec un tel enthousiasme qu’ils les cassent en morceaux, et surtout, en dépit des interdictions, les cabarets servent à boire au moment de l’office du dimanche !!

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Revue de l'Araire - N°153 juin 2008

Sommaire du N° 153

« Fouette, cocher ! » Les paroles vigoureuses qui concluent l’article que François Presle, maître de poste à Duerne, a bien voulu rédiger pour le présent numéro de L’Araire, sont celles qui pourront guider le lecteur dans les pages qui suivent. En effet, l’architecture romane et Stéphanie Durand nous convient à visiter tour à tour Montrottier, Pollionnay, Rochefort, Saint-Vincent-d’Agny, Châteauvieux, Taluyers, Courzieu, Mornant, Savigny, et j’en oublie peut-être… Nous voici ensuite propulsés à Duerne, non pour y faire halte (sinon une heure ou deux, le temps de prendre des chevaux frais), mais pour battre l’estrade jusqu’à Feurs ou plus loin encore ! Nous sommes ensuite invités par Jacques Rivoire à Charly et Vernaison, chez le Père Vignon, que nous saluons avec d’autant plus d’émotion que ses paroissiens d’aujourd’hui nous proposent une charmante promenade guidée dans leur village. Enfin, nous retournons respirer l’air des crêtes des Monts du Lyonnais avec Isabelle Rivoire, qui nous offre un menu savoureux et détaillé : l’histoire, la chronique, la topographie, le patois et les chansons de son agreste village de L’Aubépin.

Lecteurs, prends ton souffle, et plonge-toi dans la lecture des pages de ce numéro, qui te tireront à hue et à dia, par monts et par vaux, à travers tout le Pays Lyonnais !

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Revue de l'Araire - N°156 mars 2009

Sommaire du N° 156

Après deux numéros à thème, voici un numéro qui permettra de « s’instruire en se distrayant », selon une formule éprouvée. Chacun y trouvera son compte, et tous auront le plaisir de visiter les quatre coins du Pays Lyonnais, selon des formules variées.

Ainsi, une étude approfondie, de Jacques Rivoire, nous mettra en contact avec la science complexe des noms de lieux (toponymie), souvent utilisée, aujourd’hui encore, par des auteurs de bonne volonté, mais de compétence variable, qui se contentent de répéter les erreurs de leurs prédécesseurs. Lisez ! et vous ne verrez plus sainte Agathe du même œil, c’est garanti ! Bon sens, science et intuition ont guidé l’auteur en des lieux où cette pauvre sainte avait été littéralement martyrisée béotiens ou des habitants ignares. Notre auteur a ainsi décrypté des « Sainte Iguette » ou des « la Guette » dénués de fondement, sauf à les rattacher à notre bonne Agathe. Il y a un chantier tous azimuts à entreprendre dans les recherches toponymiques de tous les villages de notre région. Avis aux amateurs, connaissant le français ancien, le francoprovençal, le latin, la phonétique, et n’hésitant pas à réfléchir et à explorer les archives !

La seconde promenade emmènera le lecteur en un périple insolite et passionnant, de sommet en crête et en belvédère. Avec le développement des armements et de la portée des armes à feu, les contours de la ville de Lyon, conditionnés par les fortifications, ont évolué jusqu’à la ceinture de forts conçue par le général Séré de Rivières, qui scande aussi le paysage du Pays lyonnais en un demi-cercle qui va du Mont Verdun jusqu’à Irigny. Ces superbes bâtiments, heureusement restaurés et entretenus pour la plupart, sont des éléments importants de notre patrimoine ; l’histoire militaire – et l’histoire générale – y trouve son compte au même titre que l’esthétique architecturale.

Enfin, après un crochet à Saint-Laurent-d’Agny, chez un curé de village persuadé d’être noble, pour notre plus grand divertissement, nous nous rendons aux confins septentrionaux du Pays Lyonnais, à Nuelles, où nous découvrons un document étonnant écrit par un paysan du XVIIIe siècle, et la présentation de son analyse publiée dans un ouvrage dont nous conseillons vivement la lecture : « Le Cahier d’un Paysan du Lyonnais, Hugues Mayet, 1682-1767 ». Ce voyage dans des temps assez proches dépaysera sans doute le lecteur. Il est en effet exceptionnel qu’à une époque où les paysans étaient presque tous illettrés, l’un d’entre eux ait eu l’idée de tenir son journal, et que ce même journal soit parvenu jusqu’à nous. Profitons de cette chance !

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Revue de l'Araire - N° 144 mars 2006

Sommaire du N° 144

Le thème de ce numéro spécial est si vaste que nous ne prétendons pas en épuiser le sujet. Les douze articles publiés ici en donnent des aperçus variés. On constatera que la naissance de ces groupements, syndicats et coopératives, ne participe pas d’un plan d’ensemble, mais repose presque toujours sur un besoin immédiat et concret. « Il n’y avait rien de politique dans ce regroupement, une centrale d’achats en quelque sorte », écrit l’auteur de l’article sur une coopérative de battage.

A la lecture, on est saisi du dynamisme, voire de l’enthousiasme qu’éprouvent non seulement les fondateurs et les membres de ces groupements, mais aussi ceux qui rédigent les articles, qu’ils aient participé ou non à ce mouvement des agriculteurs. Est-ce dû à la culture particulière du Pays Lyonnais, comme le souligne Jean-Pierre Houssel ? « Dans cette région de forte pratique catholique majoritaire, [cette mutation] s’est faite par l’entremise de la Jeunesse Agricole Chrétienne (JAC et JACF) qui était un mouvement de masse préoccupé autant du temporel que du spirituel », dit-il d’emblée. En tout état de cause, nous sommes loin ici d’une représentation morose de la vie rurale. Les coopératives présentées ici continuent à vivre et à se développer, à l’exception bien sûr des syndicats de batteuses, dont la technique n’est plus utilisée.

Ne gâchons pas le plaisir du lecteur en soulignant d’avance l’élan et le dynamisme qui transparaît dans chacun des articles. L’Araire poursuit ici son rôle patrimonial, pour les habitants de la ville aussi bien que pour les ruraux – si du moins on peut aujourd’hui distinguer avec netteté ces deux catégories l’une de l’autre. Ceux qui n’ont pas de contacts suivis avec le monde agricole peuvent se faire une image préconçue, faite de décadence, de disparition d’exploitations, d’arrachage de vignes et vergers, etc. Bien sûr, cette image est fondée, mais il n’y apparaît pas, il nous semble, l’esprit pionnier que nous pouvons observer dans ces articles, et aussi dans le dynamisme actuel de la ruralité du Pays Lyonnais, dont l’araire ne peut que se faire l’écho solidaire : magasins coopératifs, agriculture biologique, GAEC, multifonctionnalité, expériences nouvelles dans l’artisanat et le tourisme…

Une autre ambition, ô combien fondée, est – paradoxalement – de sensibiliser les gens de la campagne eux-mêmes à la valeur patrimoniale de leur passé lointain et de leur histoire récente. Nous avons pu observer que le milieu des agriculteurs est encore trop souvent ignorant de ce qui fait son importance historique, alors qu’il suffit de le solliciter pour qu’il reconnaisse la valeur socio-culturelle de son patrimoine. Donc, que tous trouvent plaisir et profit à parcourir le présent numéro !

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Revue de l'Araire - N° 145 juin 2006

Sommaire du N° 145

Le Pays Lyonnais, un pays de mystère ? Allons donc ! Champs et prés coiffés de bois qui n’osent guère prétendre au nom de forêts, fermes aux toits rouges émaillant le flanc des collines, netteté du ciel qui dès potron-minet écarte toute tentative brumeuse, quand ce ne sont pas les petites bourrasques fantasques de la traverse, de la bise ou du vent d’Auvergne qui chassent les flocons de brouillard au long des vallons escarpés.

Cependant, le mystère nous accueille dans le présent numéro ! Certes, l’inconnu ne se manifestera pas à chaque page, mais plus d’une surprise guette dès maintenant le lecteur. Ainsi, un élément de l’aqueduc romain du Gier se découvre à nous sur la commune de Saint-Martin-la-Plaine, révélé par un dessin fait par G-M Delorme au XVIIIe siècle, sans que l’on puisse déterminer encore avec exactitude la nature de cette structure. A vos hypothèses !

Deux articles nous ramènent un demi-siècle en arrière, révélant à ceux qui ne l’ont pas vécue une grande révolution qui, disons-le tout simplement, a sauvé notre région et tout le pays de la disette. Les témoins nous la décrivent en mots simples qui laissent transparaître la fierté des gens qui l’ont menée à bien.

Nous remontons ensuite peu à peu dans le passé, tout d’abord au long d’une enquête sur le nom énigmatique… d’une station d’autobus du TCL (l’auteur de ces lignes lui-même en a cherché longtemps l’origine !), qui tout doucement nous fait revenir jusqu’aux siècles qui ont précédé la Révolution. Mais le mystère nous attend plus que jamais dans la personnalité d’un habitant de l’Arbresle, guérisseur célèbre jusqu’en Russie, disparu il y a cent ans, dont la tombe au cimetière de Loyasse déplace les foules aujourd’hui encore. Sa belle demeure demandait à être sauvée : elle deviendra, grâce à l’initiative des habitants et des élus, un « Conservatoire des grands hommes arbreslois ».

Enfin, la présentation du site archeolyon.com, confié à L’Araire, nous invite à consulter l’exceptionnelle documentation qu’il nous propose sur les richesses antiques de la région.

Bonne découverte à tous !

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