Revue de l'Araire - N° 182 septembre 2015

Sommaire du N° 182

Les impôts et redevances sont plus anciens, semble-t-il, que l’usage de la monnaie. Sans aller jusque-là, les deux premiers articles du présent numéro montrent qu’au Moyen-Age, les paiements en nature sont au moins aussi importants que ceux qui se font en argent. Un premier texte a trait à la dîme, que l’on imagine généralement versée au clergé, alors que ses origines sont bien plus lointaines que l’existence même du christianisme… La fraude sur la dîme use de moyens, exposés dans l’article, qui nous font sourire à propos de l’inventivité humaine, sans cesse renouvelée. Toujours au chapitre des redevances, le cens, dû au seigneur, est l’objet d’un des terriers les plus anciens du Pays Lyonnais, présenté ici, celui de Ponce de Rochefort, écrit dans une langue antérieure à l’introduction du français dans la région, ce qui en fait son double intérêt de document linguistique et historique.

Franchissons presque six cents ans jusqu’à l’extrême fin du XVIIIe siècle et au XIXe siècle. Le thème est toujours l’inventivité humaine, mais maintenant, le but n’est plus de frauder, mais de changer radicalement le monde. On donne de nouveaux noms « révolutionnaires » aux communes. Ils ne sont pas toujours faciles à élucider, et laissent même des traces dans certains noms d’aujourd’hui. Ensuite, nous nous retrouvons attablés dans des festivités municipales bien oubliées, destinées à fêter le « roi des Français » au drapeau tricolore, Louis-Philippe, puis nous suivons les heurs et malheurs de la ville d’Oullins, qui, décennie après décennie, réclame sa foire dont elle est privée, alors que les villages des environs ont la leur – mais motus ! Lisez l’article pour suivre cette succession d’évènements et leur aboutissement.

Enfin, notre recherche documentaire ne néglige pas les faits divers, crimes et accidents, qui ont fait et font souvent encore le miel de la presse. Ainsi, nous pourrons avoir un panorama de ce qui s’est passé dans la ville de Brignais dans les premières décennies du XIXe siècle. Bonne lecture à tous !

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Revue de l'Araire - N° 180 mars 2015

Sommaire du N° 180

L’Araire prend soin depuis toujours de ménager les étapes chronologiques, commençant dans le passé le plus reculé pour approcher par étapes de notre époque. Ici, il faudra que le lecteur patiente dans sa lecture pour accéder, en fin de revue, à la présentation du sentier aménagé pour la visite de l’aqueduc de l’Yzeron. Cet aqueduc, qui relie le haut bassin de l’Yzeron à des vestiges d’ouvrages hydrauliques exceptionnels, pour ne citer que les Tourillons de Craponne, offre une occasion de promenade sur le versant ensoleillé de la haute vallée, du village jusqu’au hameau de la Milonière. Les différents panneaux explicatifs installés sous l’égide de notre association mettent en lumière les travaux effectués dans nos collines, il y a deux millénaires, pour alimenter en eau la ville de Lugdunum.

Revenons maintenant aux premières pages. Du Moyen-âge à l’aube des temps modernes, un « rite » particulier, propre à nos régions, nous a laissé de beaux documents joliment illustrés. Il s’agit des « chartes de mariages », dont quelques exemples sont représentés et commentés ici, provenant de collections particulières.

Suit, toujours dans l’ordre des temps, l’étude d’un document étonnant de l’an 1734, provenant de Courzieu, qui n’est pas un testament, mais l’inventaire détaillé, sur plusieurs feuillets, des biens meubles d’un noble ecclésiastique décédé. Différents aspects du mobilier, des objets du ménage, de la vie et du cadre de vie d’un seigneur de Courzieu au temps de Louis XV y sont évoqués. La dépendance de Courzieu de l’abbaye de Savigny en est aussi un aspect intéressant.

Arrivons au XIXe siècle. Un conte thurinois, recueilli dans ses débuts par L’Araire, évoqué récemment dans un article concernant le chanvre, le « Faucheur de Laval », est reproduit, traduit et commenté. Il abonde en détails concernant la vie et la langue locales, et ses aspects fantastiques, voire diaboliques, permettent de le mettre en relation avec le folklore français, européen et même mondial. La tradition orale, permettant d’un côté de découvrir en profondeur le pays, ouvre aussi sur la culture universelle.

Pour finir, une série d’articles de presse, « glanes de presse », nous entraîne dans une excursion divertissante du côté du le village de Messimy en un temps reculé – 1876 –, vers une série de procès à la Perrin Dandin au même lieu, et enfin sur la piste d’un drapeau disparu, d’importance historique, dont nous ne parlerons pas davantage ici, et qu’un lecteur découvrira peut-être un jour... Il nous communiquera alors ses découvertes, espérons-le !

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Revue de l'Araire - N° 176 mars 2014

Sommaire du N° 176

Prestige de la civilisation gallo-romaine, charité bien ordonnée de la culture médiévale, défense de la patrie, et enfin floraison du « septième art » : notre revue offre dans son présent numéro un éventail d’articles qui se déploie sur un espace de deux millénaires, dans le cadre (ou au départ) du Pays lyonnais.

Les aqueducs, en particulier celui du Gier, nous ouvrent à des études toujours plus passionnantes et plus approfondies. La « redécouverte » inespérée des dessins de Guillaume Marie Delorme en 2003 a permis de connaître l’état de cet aqueduc à son époque, au milieu du XVIIIe siècle, et de comparer ces gravures extrêmement précises aux études archéologiques qui ont donné lieu aux publications récentes. Les nouvelles recherches ont fait naître de nouvelles questions, qui sont exposées ici. Les aqueducs de Lugdunum sont loin d’avoir livré tous leurs secrets !

Une étude des testaments concernant les « dons faits aux pauvres » dans notre région aux XIVe et XVe siècles donne l’occasion d’étudier nombre d’aspects de la vie sociale à la fin du Moyen Âge. Les préceptes tirés de l’Évangile forment la base de cette « charité », qui est formalisée, selon les règles du temps, par des clauses extrêmement précises dictées aux notaires et imposées aux héritiers. Le lecteur pourra observer en particulier le rôle des dons de sel, liés au développement des salines du bas Rhône et du transport fluvial. Et surtout, nous retrouvons, grâce à cet article, un contact attachant et très humain avec nos ancêtres d’il y a quelques siècles.

Des circonstances politiques tragiques ont fait d’un jeune homme de Saint-Genis-Laval un combattant décidé à lutter contre l’occupant de son pays. Si ses actions l’ont mené à la mort, comme bien d’autres, elles ont apporté leur contribution à la Libération de sa patrie.

Jean Gobet : le nom d’un Mornantais, qui figure sur les affiches sur trois décennies de cinéma, aux côtés des plus grands de l’époque, Fernandel, Gabin, Danièle Darrieux, Raimu etc. Cet artiste a vécu le passage du muet au cinéma parlant, et s’est fait connaître également au théâtre, à la radio et à la télévision. Sa carrière, les affiches où figure son nom, bref, tout un chapitre de l’histoire artistique du XXe siècle nous est conté. Sa ville natale peut s’enorgueillir d’avoir vu naître un tel enfant.

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Revue de l'Araire - N° 178 septembre 2014

Sommaire du N° 178

Archéologie, gravité et recueillement, anecdote de chasse, race ovine disparue : le présent numéro traite, dans la tradition de notre revue, de sujets extrêmement divers qui ont en commun leur proximité géographique. Soulignons que paradoxalement, c'est le sujet le plus "ancien" qui se fonde sur le seul témoignage visible de ce numéro : le long "mur" que forme l'aqueduc du Granchamp, que l'on ne peut ignorer si l'on circule entre Soucieu, Orliénas et Brignais. L'étude qui en est faite ici est dans le prolongement des études précédentes de J. Burdy, fondées sur l'examen des dessins de G. M. Delorme, l'état actuel du monument et les connaissances qui ont été acquises par les chercheurs.

En comparaison, l'existence de la mine d'or de Saint-Martin-la-Plaine (sise aujourd'hui sur la commune de Saint-Joseph) est bien plus discrète, au point que l'on pourrait se demander si elle a jamais existé. Heureusement, il y a aujourd'hui encore quelques objets faits de l'or qui en provient. Si l'exploitation de la mine n'est plus rentable selon la valeur actuelle de l'or - alors qu'au temps de son exploitation, il y a quatre siècles, l'or avait une valeur ralative bien plus élevée, ce qui faisait que l'on exploitait des gisements que l'on ignorerait aujourd'hui -, elle appartient du moins au patrimoine local et mérite une visite.

Deux articles reprennent la thématique de la Première Guerre mondiale, en ce centenaire qui ne peut que nous toucher, humainement, historiquement et souvent familialement. Quate cantons sont évoqués, avec des centaines de morts et un deuil toujours actuel. Mais au-delà de la borne que forme l'armistice, des soldats ont continué à tomber, dans les prolongements de la guerre à Odessa et dans l'empire ottoman, jusqu'en 1920. Un autre article met en lumière la psychose collective, née et même attisée avant la déclaration de guerre, qui nous paraît invraisemblable, tant l'irrationnel rejoint souvent l'inhumanité de la guerre. Nous laissons aux lecteurs le soin de juger si des publicités de produits alimentaires peuvent servir de repères pour des aéronefs ennemis. 

Par les hasards de l'édition, la zoologie clôt ce numéro, d'abord sur le ton de la comédie, grâce au style alerte d'un chasseur qui évoque ses souvenirs de 1919, sur l'arrière-plan des bois de Pollionnays, de divers villages, de leurs cafés, de leur population d'enfants, d'adultes et de fonctionnaires et des moyens de transport inopinés... Mais laissons au lecteur le plaisir d ela découverte. Quant à la race ovine de Millery, qu'ignore, peut-on supposer, la majeure partie des gens du Lyonnais, Millerots compris, l'étude détaillée qui conclut ce numéro ne laissera rien dans l'ombre

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Revue de l'Araire - N°179 décembre 2014

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Ce dernier numéro de l’année est aussi riche que les précédents tout en étant très différent. Des approches variées de l’histoire sont proposées :

La grande histoire d’abord, par Mathilde Ortiz qui signe une belle analyse historique et archéologique du bourg d’Orliénas, puis par Marie-Thérèse Lorcin ; cette universitaire explique comment certains habitants empiétaient sans vergogne sur l’espace public, ce qui n’était pas sans conséquences. Un conte parvenu jusqu’à nous par tradition orale, des assassinats et meurtres à Saint-Genis-Laval, ville où ont été installés les papiers peints Pignet, célèbres en raison de leurs panoramas, dont celui sur la ligne de chemin de fer Saint-Etienne à Lyon et les risques encourus par les mineurs dans l’exercice de leur rude métier.

La petite histoire, c’est la vie d’hommes et de femmes déroulée avec humanité dans l’hommage rendu à deux talents du Pays Lyonnais, les notes de lecture consacrées à des ouvrages sortis récemment ainsi que celle de l’association présentée par le président Henri Bougnol.

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